• Talking fashion with G-Dragon Peaceminusone (02/2017)

    G-Dragon : "Il n'y a pas de bonne réponse à la mode"

    La superstar de K-pop et le designer de tendances coréennes, ses faux pas et comment il était élégant à six ans

    Talking fashion with G-Dragon Peaceminusone Talking fashion with G-Dragon Peaceminusone (02/2017)

    Ce n'est pas un secret que, lorsque les médias occidentaux de la mode ont rencontré G-Dragon en 2012 lors de la Paris Fashion Week, ils se sont précipités pour prendre des notes, sans doute intrigués par les fans hurlantes qui l'ont suivi partout. Les designers étaient déjà plus informés, en particulier Jeremy Scott, qui avait forgé de solides liens avec les 2NE1 et Hedi Slimane, dont G-Dragon avait été fan depuis les designer’s days chez Dior.

     

    Sa présence aux Fashion Week était occasionnelle à la suite de celle de Paris, mais depuis 2015, G-Dragon est devenu une icône de style non seulement dans la mode de luxe, mais dans le streetwear également (avec Hypebeast et Complex). Une réussite cool et assurée grâce à la présence croissante de la Corée sur le marché de la mode. Il a travaillé avec Stampd de Los Angeles, le designer de chaussures italien Giuseppe Zanotti et s'est rapprochés de Karl Lagerfeld. L'année dernière, il a lancé une collaboration avec la marque de Samsung, 8 Seconds. Et enfin, il a créé son propre label, PeaceMinusOne, avec le styliste de longue date de BIGBANG, Gee Eun.

     

    Leur collection a fait ses débuts pendant quatre jours à Paris à la galerie Frank Albaz où, dit Gee Eun, "Nous avons planifié des installations qui racontent l'histoire de la marque. Je voulais également donner aux gens la possibilité de voir nos produits, ainsi que de partager nos pensées et nos sentiments à l'origine de la marque."

     

    Naturellement, il s'agissait d'une solide after-party au Le Pompon, où on a vu Bella Hadid, Olivier Rousteing, l'ami proche de G-Dragon, le modèle Soo Joo Park, Keith Ape et le toujours attirant designer 99percentis, Bajowoo, faisant la fête toute la nuit. "J'ai toujours été invité à des événements à Paris par mes nombreux amis et je voulais être celui qui donne des invitations cette fois. Quand nous parlions de notre première exposition, j'ai toujours voulu que ce soit Paris", explique Gee Eun. 

        

    Comme beaucoup de processus créatifs, ce fut une longue route. Pour G-Dragon, l'affinité avec les vêtements est venue jeune. "J'ai commencé en tant qu'acteur enfant. À l'époque, je n'avais pas de manager ni de compagnie et je ne pouvais même pas rêver avoir un styliste, ma mère a fait et acheté les vêtements que je porterais. Je pense que c'est probablement quand je suis entré dans la mode ? Fait intéressant, quand je regarde les photos de moi quand j'avais cinq ou six ans, je pense que j'étais assez élégant !"

     

    Bien que BIGBANG ait fait ses débuts sur la scène musicale en 2006, alors, ni lui, ni le paysage général, ne pourrait être appelé un haut lieu de la mode. Vous trouverez quelques plaintes sur les forums streetwear qui déplorent les faux, le manque de stock et de variété à Séoul (beaucoup sont achetés à l'étranger, puis vendus sur les sites coréens). Les groupes de K-Pop portaient soit des vêtements scéniques, soit ressemblaient des adolescents américains moyens, et Big Bang n'étaient pas différents, des chaînes, des gilets et des casquettes de baseball portées de côté.

     

    "Il y a des moments où je suis un peu embarrassé par mon look. N'ayez pas peur. Il n'y a pas de bonne réponse à la mode" 

    G-Dragon

     

    Ce n'était que lors du premier projet GD & TOP en 2010, que Gee Eun et même G-Dragon, ont commencé à assaisonner les sous-cultures, punks, teddy boys, hip hop, pour créer un style distinctif. G-Dragon a été rapide à se lancer sur la nouvelle vague de designers streetwear, comme Virgil Abloh, qui a suscité un vif intérêt pour les enfants cool de Corée et, d'ici 2013, d'autres stylistes comme Pyrex, Hood By Air et KTZ. Ce qui a permis d'avoir un boom streetwear traditionnel, à la fois international et artisanal, qui continue de croître aujourd'hui.

     

    Bien qu'il soit discutable le fait qu'il influence les choix de garde-robe de la Corée dans son ensemble, il est en position privilégiée pour surveiller les changements à grande échelle. "Je pense que le style coréen devient de plus en plus diversifié, et les gens commencent à avoir beaucoup d'intérêt, alors je me suis amusé à voir et à essayer de nouveaux styles."

     

    "Le style européen est classique avec sa propre couleur et pour moi, c'est toujours chic. Je pense que la Corée est encore peu sensible aux tendances, je ne sais pas si c'est bon ou mauvais, mais en Europe, en revanche, c'est normal de rester à son propre style." Et comment est cet impact sur le style masculin en particulier ? "Je pense que ça devient de plus en plus libre. Il y a un phénomène de conflits entre la confiance en soi et le rétrécissement de l'embarras. Parfois je suis un peu embarrassé par mon look. N'ayez pas peur. Il n'y a pas de bonnes réponses à la mode."

          

    C'est un conseil essentiel venant d'un homme qui admet ouvertement commettre sa juste part d'erreurs. "Il y en a eu beaucoup. Les tenues de scènes sont voyantes, simples, glamours et chics, c'est très différent des vêtements quotidiens normaux. Par conséquent, par sa nature, c'est expérimental. C'est difficile de n'en choisir qu'une seule", confesse G-Dragon.

     

    G-Dragon (sans doute avec l'aide de Gee Eun) saisit clairement l'importance de rester fidèle à son style, mais a également développé la capacité rare de jouer avec ses choix vestimentaires en les pliant à sa volonté. Ça lui a permis de rendre le ridicule en sublime, transformer l'impraticable en nécessaire, et de porter les éléments de scène extravagants de BIGBANG tous les jours pour créer une agitation constante. Ainsi, c'était une première surprise que PeaceMinusOne soit la simplicité incarnée - une palette monochrome telle que des casquettes et des t-shirts à manches longues - mais G-Dragon clarifie sa position créative. "J'aime souvent porter des vêtements exubérants et authentiques sur scène, donc, je porte habituellement des chemises vintages amples, des jeans ou des survêtements que j'ai toujours eus. J'ajoute du style à ces pièces."

     

    PeaceMinusOne s'est vendu instantanément en ligne et au Dover Street Market de Londres. Selon Gee Eun : "Nous progressons toujours en nous concentrant sur ce que nous voulons faire. Pour nous, la chose la plus importante en ce moment est de faire ce que nous aimons et ce que nous trouvons amusant."

     

    @peaceminusonedotcom | @xxxibgdrgn 

             

    Lien : http://www.dazeddigital.com/fashion/article/34630/1/talking-fashion-with-g-dragon-k-pop-interview-peaceminusone

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